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4. Évaluer le potentiel
suicidaire et gérer
la crise suicidaire

PARTIE 1: Évaluer le potentiel suicidaire
PARTIE 2: Gérer - Outils
PARTIE 3: Gérer -
Intervenants bénévoles ou professionnels

PARTIE 4:
Implications et les défis pour la pratique
Bibliographie
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» » » PARTIE 3

Y a-t-il une différence entre l’intervention effectuée par un professionnel et un bénévole?

» » 3.2- Deux approches qui s’opposent

Aux extrêmes d’un continuum s’opposent deux manières de concevoir le rôle des bénévoles comparativement à celui des professionnels dans l’intervention de crise auprès des personnes suicidaires :

  • Supériorité de l’intervention par un para-professionnel
  • Selon cette hypothèse, le para-professionnel est sans équivoque plus compétent que le professionnel pour prodiguer les services de crise. Cette approche est bien illustrée par ce que l’on appelle la « loi de Litman » qui stipule que plus la crise suicidaire est sévère, moins un individu a besoin d’une formation professionnelle pour intervenir efficacement. Dans une telle situation, ce qui compte vraiment, ce sont les qualités humaines qui vont au-delà des différences professionnels/para-professionnels telles que le fait d’être attentionné, d’avoir un bon jugement, la détermination à intervenir. Cette loi est le fruit d’expériences et observations cliniques du travail de para-professionnels bénévoles (McGee & Jennings, 2002). D’autres auteurs vont même plus loin en disant que les bénévoles ont un contact plus direct et amical avec le client et que la condition de professionnel impose une barrière qui peut être néfaste à l’intervention (Farborow, 1966 cité par McGee & Jennings, 2002 ), et que les para-professionnels rémunérés développeraient aussi une telle distance comparativement aux intervenants bénévoles (Edwards, 1970 cité par McGee & Jennings, 2002 ).

  • Rôle accessoire du para-professionnel dans l’intervention
  • Selon cette seconde hypothèse, le professionnel est sans équivoque le plus compétent pour prodiguer les services de crise. Toutefois, étant donné le nombre peu élevé de professionnels par rapport à la demande de ce type de services, la société n’a pas le choix d’accepter que les services offerts soient de moindre qualité plutôt que de ne délivrer aucun service (McGee & Jennings, 2002).

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Copyright CRISE 2008, dernière mise à jour: 2 mai 2008