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5. Traitement des personnes suicidaires
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L'efficacité des thérapies

» » 2.2- Efficacité des thérapies dialectiques-comportementales

Peu d’études ont évalué l’efficacité des thérapies de type dialectique-comportementale (voir tableau 3) et, parmi celles-ci, seule celle de Linehan et al. (1991) a appliqué rigoureusement cette thérapie en respectant ses principes. Par exemple, la thérapie évaluée par Evans et al. (1999a) s’adressait à des personnes souffrant d’un trouble général de personnalité et non pas spécifiquement aux personnes de type borderline qui sont le groupe cible de ce type de thérapie. De plus, il s’agissait d’une version abrégée de la thérapie dialectique-comportementale puisqu’elle exige généralement un investissement à plus long terme, c’est-à-dire en moyenne plus d’un an. Les résultats obtenus dans l’étude de Linehan et al. (1991) sont encourageants, ils démontrent un effet positif sur les comportements suicidaires, soit une diminution significative des idéations et tentatives de suicide. Les résultats révèlent aussi une diminution de la dépression et du désespoir, alors que ces bienfaits sont aussi observés chez les personnes qui ont suivi le traitement habituel.

Lorsque les effets sont comparés à ceux obtenus avec le traitement du groupe témoin, l’étude de Linehan et al. (1991), tout comme pour la thérapie de type cognitif-comportemental, démontre des résultats supérieurs au traitement habituel quant à la diminution des tentatives de suicide, mais ce type de thérapie ne semble pas plus efficace pour diminuer les idéations suicidaires (voir tableau 4).

Donc, malgré le fait que ces résultats soient prometteurs, il est difficile de conclure que ce type d’intervention est efficace sur la base d’une seule étude. De plus, les effets à long terme de ce type de thérapie demeurent à prouver.

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Copyright CRISE 2008, dernière mise à jour: 2 mai 2008