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8. La prévention du suicide et les aînés
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La prévention du suicide chez les aînés

» » 5.1- La psychothérapie et autres traitements

Freud pensait que la psychothérapie était inutile pour les personnes âgées parce qu’elles avaient accumulé trop de matière dans leur inconscient tout au long de la vie pour qu’une psychanalyse puisse être efficace. Ce biais existe toujours et est bien démontré dans les échelles d’attitude concernant les aînés et leurs réponses aux interventions psychothérapeutiques (Mishara et Riedel, 1984). Cependant, lorsqu’on fait une recension de l’ensemble des recherches scientifiques sur les réponses aux traitements psychothérapeutiques et pharmacologiques, on en arrive à la conclusion que les aînés répondent aussi bien et souvent mieux que les personnes plus jeunes aux traitements.

Peut-être les aînés réagissent-ils mieux aux interventions parce qu’ils ont eu toute une vie d’expérience dans la gestion des problèmes et ils sont capables de mobiliser ces habiletés avec un peu d’aide d’un thérapeute ou par l’élimination des symptômes à l’aide de médicaments psychotropes.  Malgré ces résultats de recherche, les thérapeutes refusent souvent les clients âgés et il y des médecins qui ne traitent pas la dépression chez les aînés en disant que c’est « normal d’être un peu déprimé en vieillissant ». L’un des défis les plus importants en prévention du suicide des aînés est de changer ces préjugés de la part des intervenants.

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Copyright CRISE 2008, dernière mise à jour: 2 mai 2008